| |
|
Mercredi le 18 octobre 2003
Thaïs
Emmanuella Razgui-Alain
Ça presse!
Le 18 octobre dernier je suis allée
voir la répétition générale de l’Opéra
Thaïs, à la salle Wilfrid-Pelletier, dans le cadre
du cours de musique de mon école. Le but de la sortie était
de nous sensibiliser au monde musical. Malgré que la représentation
fut jugée excellente par les critiques, je ne l’ai
sans doute pas apprécié à sa juste valeur,
comme le disaient si bien mes compagnons lors de cette soirée
Dans le désert d'Alexandrie, au IVe siècle,
le moine cénobite Athanaël décide de mener Thaïs,
une courtisane, vers le droit chemin. Il la convainc de se convertir
au christianisme et détruit tout ce qui avait rapport avec
son existence malsaine. Il la mène ensuite dans le désert
vers le monastère des sœurs blanches où il la
laissera au bons soins de l'abbesse Albine. Lors de ce voyage,
il se rends compte de l'amour profond qu'il éprouve envers
Thaïs, et la séparation s'avère douloureuse
pour Athanaël. Il repart donc à contrecœur pour
retourner dans son temple. Il voit alors la mort de Thaïs
en rêve et se précipite au monastère d'Albine
où il voit Thaïs mourante. Il lui avoue son amour,
mais Thaïs ne l'écoute pas, préférant
prier avant son entrée au paradis.
|
|
.
Photo: Opéra Thaïs
J’aurais pu suivre le troupeau et dire que
j’ai adoré l'opéra et que les chanteurs étaient
exceptionnels, mais je n’embarquais tout simplement pas dans
la pièce. Les voix des chanteurs m'agaçaient, et elles
ne s’agençaient pas. De plus, l’histoire est trop
commune : La célèbre histoire d’amour impossible
entre le bien et le mal, où le bien triomphe, fût trop
utilisé dans le passé. Par contre, le décor était
charmant, je l'accorde. Mais son principal défaut était
l’écran indiquant la traduction française et
anglaise du texte, qui captaient trop mon attention. Peut-être
que c’est ce qui m’a empêché d'apprécier
la prestation comme les autres l'ont fait.
Puisque c'était la répétition
générale, il est possible que les musiciens et les
chanteurs ne donnaient probablement pas le meilleur d'eux-mêmes.
J'ai assisté à deux autres opéras beaucoup plus
intéressants par le passé, I Pagliacci de Ruggero Leoncavallo
et Rigoletto de Giuseppe Verdi, ce qui, d'après moi, a dû influencer
mon jugement. Peut-être que les prochains concert que j'irai
voir, Le Château de Barbe-Bleue de Béla Bartók
et Erwartung d’Arnold Schönberg, seront plus enthousiasmants.
|
|