Le 20 novembre 2003

Le tatouage en toute sécurité

Guillaume Lemieux
Ça presse!

Jeudi le 6 novembre, un tatoueur est venu à la maison de jeunes L’Hôte Maison pour nous parler de son métier, j‘en ai profité pour faire des recherches sur le tatouage.

Photo: tatouage du visiteur de l'Hôte Maison

Le tatouage a débuté dans une tribu d’Afrique, chez les Maories, qui eux avaient des tatouages significatifs : chaque point et chaque ligne tracés sur le corps signifiaient quelque chose. À la fin de leur vie, les Maories pouvaient avoir des centaines de motifs différents sur diverses parties du corps. Les Maories n’avaient pas les mêmes technologies qu’aujourd’hui, ils entraient plutôt l’encre point par point dans la peau (voir plus bas dans la page) et utilisaient de l’encre de chine, chose qui est très nocif pour la peau, le tatouage perdait alors ses couleurs après un maximum de un an et ils étaient obligés de se faire remettre de la couleur.

L’appareil utilisé maintenant est un démographe, une petite machine ressemblant un peu à un fusil. Les démographes produisent de petites vibrations servant à faire pénétrer de petites aiguilles creuses remplies de pigment dans la peau. Nous retrouvons au Canada des pigments liquides et en poudre, les pigments contenant du mercure sont interdits. Le tatouage est permanent mais il perd de la couleur et le contour deviennent flou au bout de quelques années.

 

 

 

 

Photo: démographe, appareil de tatouge

Lorsque le tatouage est terminé, il faut appliquer un onguent, une crème ou une lotion antiseptique et on le recouvre d’un pansement sec et stérilisé. Ensuite, tout bon tatoueur devrait vous informer sur les infections qui pourraient vous arriver et qui pourrait nécessiter des soins médicaux. Les tatouages prennent environ deux semaines à cicatriser, mais mieux vaut s’informer. Au tout début, la partie tatouée peu s’enfler légèrement, il peu aussi y avoir des écoulements de liquide transparent ou de sang.

Photo: tatouage du visiteur de l'Hôte Maison

Il existe plusieurs dangers reliés au tatouage. Tout d’abord, quand les tatouages sont faits dans les règles de l’art, ils sont habituellement sans danger, mais si par exemple le tatoueur ne fait pas stériliser tous ses outils, il peut transmettre les maladies comme l’hépatite B, l’hépatite C et le virus du VIH. En plus, il aucun permis n’est nécessaire pour tatouer, alors il faut faire très attention où nous allons nous faire tatouer. Si vous voulez vous faire tatouer, j’ai quelques suggestions pour guider votre choix : il y a le Super Rock, au 23 rue Sainte-Catherine Ouest, le Cracheur d’encre au 1870 rue Ontario et aussi le Tatouage Iris 1818 rue Ontario est.